Islam
Textes fondateurs

Les manuscrits du  Coran, les recueils de hadîth, les recueils de prières, témoins des arts de la calligraphie et de l’enluminure islamiques, attiraient les collectionneurs du XIXe. En même temps, des savants éditaient et traduisaient les textes permettant une meilleure connaissance de l’Islam.

Traductions du Coran par Kazimirski

Kazimirski, un lexicographe et traducteur du Coran au XIXe siècle qui n'est pas passé de mode aujourd'hui.

Chiites

Au Proche-Orient, l’islam chiite duodécimain est majoritaire en Iran et en Irak, où sont les mausolées de 'Alî (Najaf) et d’autres imams ainsi que le site de la bataille de Kerbala qui marqua en 680 la séparation entre chiites et sunnites. Les études sur le chiisme ont privilégié le domaine persan.

Druzes

Leur religion est centrée sur l’affirmation de l’unité divine. Ses écrits sacrés consistent en un recueil de 111 épîtres composées au XIe, intitulé « Epîtres de la sagesse ». Les manuscrits apportés en Europe ont permis à A. Silvestre de Sacy d’en présenter le contenu en français dès 1838.

Nusayris (Alaouites)

La doctrine des Alaouites, appelés aussi Nusayris en référence aux révélations faites au IXe siècle à Ibn Nusayr par le 11ème imam, appartient au courant chiite de l’islam. Ils portent une vénération particulière à ‘Alî, première émanation divine. Leurs textes sacrés sont transmis par initiation.

Soufis

La quête mystique des soufis a souvent trouvé son expression dans des confréries, ou tarîqa-s, dotées chacune de leur propre rituel consistant en prières pour se rappeler Dieu (dhikr) et incluant parfois le mouvement et la danse comme dans  le cas de l’ordre mevlevi, fondé à Konya au XIIIe.

 

Écoles juridiques

Les écoles juridiques de l’islam sunnite se distinguent par la priorité qu’elles accordent aux différentes sources du droit. L’école hanéfite était la plus représentée en Turquie et dans les provinces ottomanes, mais chaféites et malékites étaient aussi présents, particulièrement en Égypte.

Historiens de l'Islam

L’accès aux textes, le développement de l’étude de la langue arabe au XIXe s., les contacts avec des musulmans, permettent le renouvellement des études sur l’islam, souvent envisagé du point de vue de son histoire.