Dès le lendemain de la libération de la France en août 1944, la Bibliothèque nationale de France a pris des initiatives pour compléter toute la production imprimée collectée pendant la Seconde Guerre mondiale sur les territoires français. A côté des livres, brochures, affiches, tracts, la presse périodique y avait une place importante, adéquate à son importance et son influence pendant « les années sombres ».

Les appels auprès des anciens responsables, auteurs, rédactions, maisons d’édition ont été lancés par la voie de presse, des centaines de lettres de demande ont été envoyées. Plus de 1000 titres de périodiques ont ainsi été rassemblé et leurs notices ont été publiées en 1954 dans Catalogue des périodiques clandestins diffusés en France de 1939 à 1945. Ce catalogue contient 28 titres des périodiques polonais édités en France - c’est le plus grand nombre de titres de la presse étrangère. Le chiffre 28 représente à peine la moitié de tous les titres publiés alors (y compris légales et semi-légales), mais la majorité de la presse clandestine.

L’histoire de l’immigration polonaise en France permet de comprendre pourquoi la presse polonaise clandestine fut si abondante tandis que, numériquement comparables les immigrations italienne et espagnole n’ont édité que 5 et 8 titres ? La Seconde Guerre mondiale a changé le paysage de cette immigration polonaise qui encore en 1939 était dans sa grande majorité ouvrière, fortement influencée par la propagande communiste. Après la défaite de la Pologne en septembre 1939 face à l’Allemagne et après l’occupation d’une partie de la Pologne par l’Union Soviétique, nombreux officiers et jeunes hommes d’intelligentsia polonaise sont venus en France, en espérant continuer, à côté des Français, la lutte pour l’indépendance. Avec des anciens fonctionnaires des consulats polonais en France, ils étaient les plus actifs quant à l’organisation des structures de cette lutte - d’abord légales, puis semi-légales, puis illégales. Le grand débat sur l’avenir de la Pologne sous une occupation de deux agresseurs préoccupait tous les milieux, souvent il était le point de départ de la création de la presse.

La presse polonaise publiée en France pendant la Seconde Guerre mondiale illustre bien la division de l’immigration polonaise en deux principaux camps : « londonien », qui était favorable à la politique du gouvernement polonais en exil à Londres, et le camp « communiste ».

Dans la collection de 28 titres de la Réserve nous trouvons 18 titres proches des organisations communistes et 10 titres proches uu camp « londonien ».

La presse « londonienne »

Les périodiques édités par l’Organisation polonaise de Lutte pour l’Indépendance (Polska Organizacja Walki o Niepodległość - POWN).

Cette organisation a été créée le 16 juin 1941 par Aleksander Kawałkowski, l’ancien Consul général de Pologne à Lille, sur ordre du gouvernement polonais de Londres. Elle avait pour mission le sabotage, le renseignement, la préparation de terrains de parachutage et l’édition des journaux, tout en restant en collaboration avec la Résistance française. Au printemps 1942, elle a élargi son activité sur la zone occupée, englobant également les Polonais en Belgique et Pays-Bas. En juillet 1943, sur l’initiative du gouvernement polonais de Londres, la POWN a été formellement divisée en deux : la POWN militaire et la POWN civile qui devait avoir le rôle d’appui socio-politique pour la POWN militaire. Suite à cette décision on créa le Comité central de la Lutte (Centralny Komitet Walki - CKW) qui regroupait l’Union des Polonais en France, des organisations proches du Parti socialiste polonais (Polska Partia Socjalistyczna - PPS) ainsi que des organisations catholiques.

Le titres édités par la POWN :

- Walka [Le Combat] : Biuletyn Informacyjny Polskiej Służby Propagandowej (août 1941-juin 1944). Irrégulier clandestin destiné aux cadres de la POWN, édité à Grenoble et à Lyon, rédigé par Jerzy Paczkowski, puis Ryszard Wojna, avec aide du chef de la POWN Aleksander Kawałkowski et son adjoint Czesław Bittner. En octobre 1944 il a été fusionné, avec Polska Pracy et Polski Mit, en Wolna Polska = La Pologne Libre.

- Wolność [La Liberté] : Komunikat Informacyjny Polskich Mas Pracujących we Francji (novembre 1942). Propablement ce bulletin remplaça temporairement Walka, en novembre 1942.

- Komunikat [Le Communiqué] / Polska Służba Propagandowa (1941-1943). Bimensuel clandestin adressé aux membres et sympatisants de la POWN, édité à Lyon, rédigé par Jerzy Paczkowski (avec aide du chef de la POWN Aleksander Kawałkowski et son adjoint Czesław Bittner), polytypé à environ 50-700 exemplaires.

- Sztandar [L’Etendar] : Biuletyn Niepodległościowy (mai 1942-juin 1944). Irrégulier clandestin, polytypé, édité d’abord à Lyon, puis, à partir d’août/septembre 1943 imprimé à Lille ; adressé aux Polonais du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais. En septembre 1944 remplacé par Sztandar : Organ Centralnego Komitetu Walki = L’Etendard : Organe du Comité Central de la Lutte.

- Wyzwolenie [La Liberation] : Pismo Ruchu Patriotycznego Polskich Mas Pracujących na Emigracji (mai 1944-février 1945). Irrégulier clandestin polytypé, après la libération imprimé, édité à Paris. En février 1945 il a été fusionné, avec d’autres périodiques de la POWN (Sztandar, Walka, Komunikat) en Sztandar Polski = L’Etendard Polonais.

- Documents. Résistance Polonaise / Edité par le Comité Central de la Lutte pour l’indépendance de la Pologne (décembre 1944-25 juin 1945). Bimensuel imprimé sur 8 pages, illustré, en français. Nom de l’éditeur était fictif, en réalité édité par le Comité central de la Lutte (Centralny Komitet Walki - CKW) et par POWN. Créé pour faire contrepoids aux critiques et accusations adressées à ces deux organisations proches du gouvernement polonais de Londres, formulées par le Comité polonais de Libération nationale en France (étant favorable au gouvernement polonais de Varsovie) dans son bulletin mensuel Service de documentation (octobre 1944-novembre 1945), paraissant alors en toute légalité. Documents. Résistance Polonaise fut contraint par les autorités françaises de cesser sa parution à la demande des représentants du gouvernement de Varsovie.

Les périodiques édités par le milieu socialiste polonais en France 

Le Parti socialiste polonais (Polska Partia Socialistyczna - PPS) n’a pas existé pendant la Seconde guerre en tant que groupe organisé. Il fonctionnait néanmoins à Grenoble comme Club scientifique de discussion (Klub naukowo-dyskusyjny) - association légale, et l’Union de Lutte pour l’Indépendance de la Pologne (Związek Walki o Niepodległość Polski) - organisation clandestine. Les socialistes ont joué un rôle important à la fin de la guerre au sein de Comité central de la Lutte (Centralny Komitet Walki - CKW) et tout juste après la guerre au sein de l’Union centrale des Polonais en France (Centralny Związek Polaków we Francji - CZP)

Polska Ludowa [La Pologne Populaire] : Organ Wychodźstwa Pracującego we Francji. Wolność Równość Niepodległość (1943). Irrégulier clandestin. Edité à Lyon par un milieu des socialistes polonais en France, favorable à l’alliance avec le Parti paysan polonais.

Polska Pracy [La Pologne du Travail] : Pismo Socjalistów Polskich we Francji (avril-octobre 1944). Bi-mensuel, puis irrégulier clandestin polytypé. Edité à Lyon sous la rédaction de Henryk Jabłoński et collaboration de Stefan Mrożkiewicz. En octobre 1944 il a été fusionné, avec Walka et Polski Mit, sous le titre Wolna Polska = La Pologne Libre, mais arrêta presque aussitôt sa collaboration et en janvier 1945 continuait sous le titre Polska Pracy = La Pologne du Travail.

Polski Mit [Le Mythe Polonais] : Pismo Polskie (25 février-décembre 1944). Irrégulier polytypé ou imprimé, financé par la POWN, édité à Lyon sous la rédaction du milieu socialiste, et en particulier par Stefan Mrożkiewicz et Eugeniusz Franciszkowski. En octobre 1944 il a été fusionné, avec Polska Pracy et Walka, sous le titre Wolna Polska = La Pologne Libre, mais arrêta presque aussitôt sa collaboration et a repris sous le titre Polski Mit et continuait jusqu’au décembre 1944, et à partir de janvier 1945 sous le titre de Trybuna Ludu = La Tribune du Peuple.

Le dixième titre de cet ensemble est un représentant des journaux semi-légaux publiés dans la zone libre : Służba [Le Service] - trimestriel créé par le milieu d’intelligentsia catholique polonaise en France, sur l’initiative du cardinal August Hlond, rédigé par Maria Winowska, édité à Toulouse de 1941 à 1942. Un autre périodique qui mérite d’être signalé bien qu’il ne fasse pas partie de la collection, car il a été acquis en 1968 pour la Réserve des livres rares est Wrócimy [Nous reviendrons] (décembre 1940-août 1942) - périodique créé par les officiers polonais après la démobilisation de l’armée polonaise en France en juin 1940, rédigé par le poète Józef Łobodowski et illustré par Witold Januszewski.

La presse « communiste »

Les Groupes polonais du Parti communiste français ont été créés sur l’initiative de l’Internationale communiste (Komintern) en 1923, et tout au long de la période 1923-1939 ils était soutenus par les militants du Parti communiste polonais. L’adhésion des étrangers aux groupements politiques français étant interdite, leur activité avait un caractère clandestin, ainsi que l’édition de leurs organes de presse. Pour cette période, on compte 78 titres communistes polonais en France (édités par les Groupes polonais du PCF, la sous-section polonaise de la section française du Secours rouge international, sections polonaises auprès de la C.G.T.U. et autres groupements communistes). Ce grand nombre résulte du fait, que les titres successifs étaient interdits par les autorités françaises et renaissaient aussitôt sous un autre titre. Edité dans les années 1936-1938, au moment du pouvoir du Front populaire, le quotidien Dziennik Ludowy (Journal Populaire) était tiré à 25.000 exemplaires. L’impact de la propagande communiste en France s’est terminé avec la dissolution définitive du KPP par Staline en septembre 1938. Après la dissolution du PCF par le gouvernement d’Edouard Daladier en septembre 1939, les Sections polonaises, fort affaiblies, sont aussi entrées en activité clandestine, mais très réduite. Leur entrée complète dans la résistance avec les communistes en France s’effectua après l’invasion de l’URSS par les troupes allemandes le 22 juin 1941.

Les exemplaires de la presse communiste, dans la plupart de cas irréguliers et presque tous polytypés sur deux pages (un feuillet), sont techniquement inférieurs à la presse du camp anticommuniste. Aussi leur tirage, oscillant entre 50 et plusieurs milliers d’exemplaires a été inférieur à la presse adverse bénéficiant de l’aide matérielle du gouvernement polonais en exil. Malgré sa qualité technique médiocre, cette presse, à l’instar de la presse de l’entre-deux-guerres, pénétrait de façon soutenue dans l’immigration polonaise en France en majorité ouvrière. Elle y propageait d’une part la vision de la guerre telle qu’elle était vue par Moscou et d’autre part elle répandait les idées communistes en général. Par sa solidarité avec la résistance française, dont les forces communistes polonaises faisaient partie, cette presse préparait également le terrain pour légitimer la place du mouvement communiste polonais dans la société française d’après-guerre.

On peut regrouper la presse polonaise clandestine liée à la Main-d’Oeuvre immigrée du PCF conservée à la BNF en plusieurs ensembles :

La presse du parti :

Posiew [Le Semis] : Organ Pracującego Wychodźstwa we Francji (1939-1941). Irrégulier clandestin polytypé. La première publication périodique communiste polonaise pendant la Seconde Guerre mondiale en France, publié par des Groupes polonais du PCF. Elle succéda à l’organe du Groupe d’initiative chargé des affaires polonaises auprès de l’Internationale communiste, intitulé Nasz Siew. Edité à Paris, rédigé par Jerzy Tepicht, Michał Kot, Józef Siwek-Diamand et Marta Marder.

Nasz Głos [Notre voix] (1940-1941). Bulletin polytypé, publiée dans le Pas-de-Calais par des Groupes polonais du PCF, sous la rédaction de Józef Spira.

Nasza Walka [Notre combat] (1941-1944). Irrégulier polytypé, tiré à 600-4.500 exemplaires, édité à Paris par la direction des Sections polonaises de la MOI. Les principaux rédacteurs ont été Józef Spira, Jerzy Tepicht, Michał Kot, Roman Kornecki, Eugenia Łozińska et Józef Siwek-Diamand, tous étant précédemment rédacteurs du journal Dziennik Ludowy, édité à Paris dans les années 1936-1938 par les Sections polonaises du PCF. En septembre 1944 fusionné avec Niepodległość (1941-1944) et publié légalement sous le titre Niepodległość.

Na Straży [En Garde] : Pismo polskiego Wychodźstwa pracującego we Francji (1942-juillet 1944). Irrégulier polytypé, tiré à 2.000-3.000 exemplaires, édité à Grenoble et Lyon par la direction des Sections polonaises de la MOI. Les principaux rédacteurs ont été Roman Kornecki, Eugenia Łozińska et Julian Andrzejewski. Remplace Informator publié 1940-1941 à Néris-les-Bains et Saint-Etienne.

[Journal Polonais en France] (avril 1944). Double d’une page dactylographié ; traduction française d’un « journal polonais trouvé dans la circonscription de Carmaux ». D’après le texte, il s’agit certainement d’un périodique polonais d’orientation communiste, dont le nom il est difficile d’établir, il n’est pas exclus qu’il pourrait s’agir de Na Straży.

La presse syndicale :

Związkowiec [Le Syndicaliste] : Pismo poświęcone jedności i odbudowie ruchu syndykalnego (avril 1943-juin 1944). Bulletin clandestin polytypé, édité par les Sections polonaises de la C.G.T., destiné aux ouvriers polonais en Zone Nord.

Robotnik Rolny [L’Ouvrier agricole] (1943). Bulletin clandectin polytypé, édité par les Sections polonaises de la C.G.T., destiné aux ouvriers agricoles polonais en Zone Nord.

C.G.T.-owiec [Le Cégétiste] (1944). Irrégulier clandestin polytypé. Publié à Lyon à environ 4.000 exemplaires. S’adresse aux mineurs polonais pour leur mobilisation et la reconstitution des sections polonaises de la CGT.

Poradnik dla Polskich Sekcji C.G.T. [Le Guide pour les Sections polonaises de la C.G.T.] (1944). Bulletin clandestin polytypé, édité par la direction des Sections polonaises de la C.G.T. et adressé à leurs cadres.

Journal des Sections Polonaises de la C.G.T. (1943-1944). Bulletin clandestin polytypé, édité par les Sections polonaises de la C.G.T. et adressé à leurs adhérents.

La presse de masse:

Głos Kobiet [La Voix des Femmes] (août 1943-août 1944). Irrégulier clandestin polytypé, publié à Paris pour la Zone Nord à environ 1.200 exemplaires. Organe des Cercles des Femmes Polonaises, qui faisaient partie de l’Organisation d’Aide à la Patrie (Organizacja Pomocy Ojczyźnie - OPO), et qui vers mai-juin 1944, se transformèrent en Union des Femmes Polonaises “Maria Konopnicka”. A partir de novembre 1944 remplacé, en tant que série légale imprimé, par Głos Kobiet = La Voix des Femmes.

Polka na Wychodźstwie [La Polonaise en émigration] : Pismo Kół Kobiet Polskich we Francji (octobre 1943-février 1944). Irrégulier clandestin polytypé, rédigé par Julian Andrzejewski, édité  pour la Zone Sud par les Cercles des Femmes Polonaises.

Polska Patriotka w Obliczu Swych Zadań [La Patriote polonaise face à ses devoirs] : Biuletyn wydany przez Zarząd Główny Związku Kobiet Polskich imienia Marji Konopnickiej (mai/juin 1944). Probablement une seul numéro de cette publication clandestine polytypé est sorti, annonçant la transformation des Cercles des Femmes Polonaises en Union des Femmes Polonaises « Maria Konopnicka ».

Grunwald (décembre 1943-août 1944). Irrégulier clandestin polytypé, organe de l’Union de la Jeunesse Polonaise « Grunwald ». A partir de novembre 1944 continué, imprimé, sous le même titre en tant que série légale.

La presse dite « patriotiques »

Jedność Polska [L’Unité polonaise] : Pismo Organizacji Pomocy Ojczyźnie (automne 1942-août 1944). Irrégulier clandestin polytypé, édité à Lyon et Grenoble, rédigé par Julian Andrzejewski et Roman Kornecki, tiré à 3.000-7.000 exemplaires. Organe de l’Organisation d’Aide à la Patrie (Organizacja Pomocy Ojczyźnie - OPO) fondée en été 1942, composée au début des socialistes et communistes polonais en France, à partir d’été 1943 dominée par les communistes.

Dla Polski [Pour la Pologne] : Organ Polskiego Komitetu Wyzwolenia Narodowego, Francja (juin 1944). Mensuel (un seul numéro connu) clandestin, imprimé à Paris à environ 5.000 exemplaires. Organe du Comité Polonais de Libération Nationale en France (créé en avril 1944, à l’instar du Comité Français de Libération Nationale), après la Libération le principal représentant de la gauche communiste au sein de la Polonia française.

Niepodległość [L’Indépendance] (septembre 1941-août 1944). Irrégulier clandestin imprimé ou polytypé. Premiers numéros, non conservés, ont été publiés sous la rédaction de Józef Spira par la direction des Sections polonaises de la Main-d’Oeuvre immigrée (MOI). Probablement toute l’année 1942 n’est sorti aucun numéro. A partir de 1943 repris, toujours à Paris, sous la rédaction de Józef Siwek-Diamand, d’abord sous l’égide du Front national polonais (Polski Front Narodowy), puis, à partir de mars 1944, par l’Organisation d’Aide à la Patrie (Organizacja Pomocy Ojczyźnie - OPO). Tiré d’abord à environ 600 exemplaires, en 1943-1944 à plusieurs milles. Après la guerre, fusionné avec Nasza Walka et publié sous le même titre.

La presse dite « spécialisé »

Polak w Wehrmachcie [Le Polonais dans la Wehrmacht] : Pismo wydane przez Polski Front Narodowy we Francji (août 1943-1945). Irrégulier clandestin polytypé, préparé par la Section TA (Troupes allogènes ou Travail allemand) de la Main-d’Oeuvre immigrée (MOI) destiné aux Polonais incorporés malgré eux dans l’armée allemande dans les deux zones (Sud et Nord).
 

Malgré des lacunes importantes dans l’état de collection, les exemplaires conservés donnent une large perspective sur les sujets traités, leur connaissance est indispensable pour l’histoire de l’immigration polonaise en France.

La collection a été constituée dans les années 1940. Plusieurs exemplaires de la presse « londonienne » ont été offerts par la POWN. La plupart d’exemplaires sont des reproductions photographiques. La presse « communiste » est représentée par les copies faites à partir des originaux prêtés par le Conseil national des Polonais en France (cet organisme a remplacé en juillet 1945 le Comité Polonais de Libération Nationale en France ; il coordonnait le fonctionnement des organisations « provarsoviennes » issues de la Seconde guerre ; il a été dissous le 11 janvier 1950 par le Ministre de l’Intérieur Jules Moch ; ses archives se trouvent actuellement en Pologne, ainsi que les publications périodiques).

 

A lire aussi :

Ponty Janine, La Résistance polonaise en France : le POWN (Contribution à l’histoire de la Résistance non-communiste). In : De l’exil à la résistance. Réfugiés et immigrés d’Europe Centrale en France 1933-1945 [Actes du Colloque international organisé par le Centre de recherches de l’Université Paris VIII et l’Institut d’Histoire du Temps Présent - Paris, 17-18 oct. 1986]. Saint-Denis ; Paris, 1988, p. 173-183.

Zamojski Jan E., Polacy w ruchu oporu we Francji 1940-1945 [Les Polonais dans la Résistance en France 1940-1945]. Wrocław, Ossolineum, 1975.

Zamojski Jan E., ”La Presse clandestine polonaise en France pendant la seconde guerre mondiale”. In: Acta Poloniae Historica (Varsovie), 1987, vol. 56, p. 85-126.

Légende de l'image : Résistance polonaise. Edités par le Comité central de la lutte pour l'indépendance de la Pologne.