L'Orient des écrivains
Honoré de Balzac (1799-1850)

La Comédie humaine « sera comme les Mille et une nuits de l’Occident » : ainsi Balzac annonce son œuvre dans une célèbre lettre à Madame Hanska d'octobre 1834, qui en décrit pour la première fois le plan d’ensemble.

Maurice Barrès (1862-1923)

De la lecture maternelle à la parution d’Une enquête aux pays du Levant, l’itinéraire de Barrès est placé sous le signe de l’Orient, mélange de rêves poétiques et d’enquête spirituelle. Barrès est le dernier écrivain français à s’être rendu dans l’Empire ottoman avant le bouleversement de la Grande Guerre.

La Princesse Cristina Trivulzio de Belgiojoso (1808-1871)

Figure importante de la première phase du « Risorgimento », la princesse Belgiojoso, femme de lettres et philosophe, fut contrainte à l’exil dans l’Empire ottoman en raison de son soutien aux « Carbonari ». On lui doit une évocation sensible et saisissante de la vie quotidienne des Turcs.

François-René de Chateaubriand (1768-1848)

L' Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811) de Chateaubriand, si célèbre qu'il fut rapidement désigné comme L'Itinéraire, est le modèle de tous les voyages en Orient du XIXe siècle : cherchant à se mesurer à l'Enchanteur, la plupart des écrivains mirent leurs pas dans les siens, pour l'imiter ou pour le contredire.

Alexandre Dumas (1802-1870)

Minarets, chatoiements des soleils orangés sur les déserts du Sinaï, palmiers verts et ciels bleus, ruines antiques et traces de l’expédition d’Égypte, l’imaginaire d’Alexandre Dumas (1802-1870) est saturé d’orientales.

Gustave Flaubert (1821-1880)

Même si la publication de son Voyage en Orient est posthume, le grand romancier Gustave Flaubert contribua à la passion de son siècle pour l'Orient avec La Tentation de saint Antoine, Salammbô et Herodias.

Anatole France (1844-1924)

L’une des singularités d’Anatole France en son temps, par rapport à Loti, Maupassant ou Lemaître, comme aux générations romantique et parnassienne, est sans doute de n’être presque pas du tout un écrivain orientaliste. Peut-être cette quasi impasse fut-elle un élément de son succès, avant de devenir une cause de sa disgrâce.

Théophile Gautier (1811-1872)

C’est dans l’Espagne mauresque, visitée en 1840 avec Eugène Piot, que Théophile Gautier (1811-1872), romancier, poète, librettiste, critique d’art, de littérature et de théâtre, se forma une première vision de l’Orient.

Joseph-Arthur de Gobineau (1816-1882)

Joseph Arthur de Gobineau fut nommé en 1855, pour une durée de trois ans, secrétaire d’une mission diplomatique en Perse. Il ne pouvait rêver meilleure destination. Pendant son adolescence, en Bretagne, il s’était enivré des Mille et une Nuits.

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)

Réflexion sur la comparaison des cultures et la transmission des traditions,  le Divan d’Orient et d’Occident de Goethe, inspiré par le Diwān de Hafez et la poésie médiévale persane, est la première œuvre littéraire majeure de langue allemande qui participe de la construction « orientaliste ».

Victor Hugo (1802-1885)

Victor Hugo n’a jamais voyagé en Orient. Pourtant, aucune histoire de l’orientalisme romantique ne saurait s’écrire sans mentionner son nom, tant Les Orientales inspirèrent durablement poètes, peintres et musiciens, et contribuèrent à configurer le « rêve d’Orient » du xixe siècle.

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Alphonse de Lamartine, écrivain et homme politique français, membre de l’Académie française, auteur de poèmes d’inspiration intime et religieuse, les Méditations et les Harmonies, accomplit en 1832-1833 un périple de dix-huit mois en Orient dont la relation parut en 1835.

Pierre Loti (1850-1923)

C’est à Stamboul, vieux cœur d’empire séculaire, que Pierre Loti, dernier épigone du romantisme, vécut une expérience qui allait radicalement contourner sa vie et lui donner l’aspect qu’on lui connaît encore : celle d’un écrivain-voyageur, d’un homme unique et multiple.

Gérard de Nerval (1808-1855)

Écrivain et traducteur français lié au mouvement romantique, Gérard de Nerval a produit une œuvre diverse et protéiforme. L’Orient, où il voyagea de 1842 à 1843, polarisa durant toute sa vie sa quête esthétique et spirituelle.

Voltaire (1694-1778)

La relation que Voltaire entretient avec l’Orient, extrêmement riche, est marquée par le paradigme de l’« estrangement », le détour par l’Autre qui conduit à construire une conscience critique de Soi.